Carna Zacharias-Miller explique comment elle a utilisé le Matrix Reimprinting (MR) pour libérer la cliente de son envie intense de biscuits secs. Cette technique innovatrice nous permet de communiquer directement avec la partie de nous-mêmes qui renferme un traumatisme et de tapoter sur cette partie. Cela produit des changements profonds et libère notre système de l’énergie négative qui conditionne nos réponses et comportements.

par Carna Zacharias-Miller, EFTCert-l

Vivian (nom fictif), 34 ans, voulait se débarrasser de ses fringales pour les gourmandises. Non seulement avait-elle besoin de perdre du poids mais toutes ces sucreries lui donnaient mal à l’estomac. Elle mangeait régulièrement quatre petits gâteaux le soir après le dîner, ainsi que plusieurs biscuits entre chacun. Ce sont les biscuits qui l’inquiétaient le plus car ils étaient tout simplement irrésistibles.

Comme de nombreuses autres compulsions ou dépendances, il y avait le phénomène de «Bonne Étoile» impliqué dans l’expérience. Ce terme, inventé par Silvia Hartmann, décrit l’expérience d’un point culminant de plénitude figé dans le temps. Ceci devient problématique lorsqu’une personne essaie de le ressentir répétitivement en totalité ou en partie (ce qui, bien sûr, ne fonctionne jamais).

J’ai suggéré de faire une session de Matrix Reimprinting. (Pour de l’information supplémentaire sur cette utilisation élargie de la technique EFT, veuillez visiter le site matrixreimprinting.com de Karl Dawson). À la base, il s’agit de tapoter en visualisant son jeune soi. C’est différent du travail sur l’enfant intérieur dans la mesure où le jeune soi (que Karl appelle « écho ») n’est pas une partie de la personne actuelle mais une entité distincte coinçée « là-bas » dans la Matrice (champ d’énergie universelle).

En fait, plus souvent qu’autrement, le MR travaille directement avec un traumatisme.

J’ai demandé à Vivian de trouver un événement qui aurait pu être à l’origine de son engouement pour les biscuits. Elle a immédiatement su ce que c’était. Quand elle avait 8 ou 9 ans, sa mère travaillait dans une pâtisserie. Ce jour précis, Vivian y est allée et a aidé la dame qui dirigeait la pâtisserie pour sortir quelques grands seaux. Elle a travaillé dur et était fière d’elle-même. La dame l’a complimentée et lui donna des biscuits. Sa mère a affirmé: « Vivian est la meilleure, elle fait toujours ce qu’on lui demande. Elle est vraiment une bonne fille. »

A prime abord, cela ne semble pas une expérience exceptionnelle pour quelqu’un qui a grandi dans une famille normale. Toutefois, plusieurs des membres de la famille de Vivian ont été physiquement violents et sa mère, accablée et malade, ne la protégeait jamais. Ainsi, cette pâtisserie représentait le paradis pour Vivian. Elle se sentait en sécurité, appréciée, utile et aimée par sa mère. Et tout cela était lié aux biscuits.

Suite au protocole de MR, j’ai demandé à Vivian dans sa personne adulte actuelle d’aller dans cette pâtisserie, de se présenter à la Vivian de 8 ou 9 ans et de lui demander si nous pouvions travailler avec elle. Le jeune soi était très heureux de voir Vivian mais il lui a répondu qu’il voulait vraiment conserver les biscuits. Nous lui avons assuré que rien ne se passerait contre son gré.

Ensuite, Vivian tapotait simultanément sur son jeune soi et sur l’adulte actuelle. (Bien que les autres n’aient pas de problème à faire ceci, je dois avouer que cela me grille le cerveau. Je tapote seulement sur mon jeune soi, quand je travaille sur moi-même).

S’adressant au jeune soi à la deuxième personne, nous avons tapoté une série sur:

« Même si tu crois que les biscuits et le bonheur ne forment qu’un seul et même élément et qu’ils ne peuvent se dissocier, tu es une fille vraiment formidable. »

Immédiatement, une énorme vague de tristesse, de peur et de désespoir submergea le jeune soi de Vivian. Vivian était au bord des larmes: « Ces moments de bonheur à la pâtisserie sont tout ce qu’elle possède. Elle n’a rien d’autre auquel tenir et ne pense pas qu’elle puisse arriver à s’en défaire. »

Nous avons tapoté plusieurs autres séries sur ces sentiments (je savais ce qui se passait depuis que nous avions travaillé sur le traumatisme de la famille lors de sessions précédentes).

Ensuite, Vivian fût prête pour le changement de souvenir. Le but de cet exercice est de montrer au jeune soi qu’il peut toujours avoir la même expérience de bonheur et d’appartenance mais dans une situation différente (dans le cas présent, sans biscuits).

Après les séries d’EFT, le jeune soi de Vivian était prêt à quitter la pâtisserie. Il me dit ensuite qu’il voulait aller dans une nouvelle maison. Seulement la partie adulte de Vivian et ses trois jeunes frères et sœurs étaient avec lui car ils représentaient les seuls avec qui il se sentait en sécurité. Dans cette nouvelle mémoire enrichie, ils sont tous assis dans la cour avant de leur nouvelle maison, s’amusant avec leurs jouets. Vivian rassura son jeune soi qu’il n’avait pas à s’en aller et qu’il avait le droit d’être heureux, de ne pas s’inquiéter et de vivre pleinement son enfance. Ce fût l’image parfaite du bonheur pour Vivian et nous avons donc procédé au MR afin d’acheminer la nouvelle mémoire dans son corps et dans sa Matrice.

En guise de test, j’ai demandé à Vivian comment les biscuits et le bonheur étaient associés pour elle et elle a répondu : « Un biscuit n’est simplement qu’un biscuit. »

Cinq jours plus tard, je me suis renseignée sur ses habitudes alimentaires. Il s’est avéré qu’elle n’avait pris qu’une petite bouchée de gâteau et n’avait pas mangé un seul biscuit. Vivian: « Cela n’a pas été difficile du tout. Je n’en veux tout simplement plus. »

Deux semaines plus tard, elle n’avait toujours pas mangé de biscuits. Un mois plus tard, elle avait mangé deux petits biscuits à Noël, et ce fût tout. Aucun autre biscuit par la suite.

Carna-Zacharie Miller est une praticienne certifiée en EFT à Tucson, Arizona. Elle se spécialise en traumatismes de l’enfance.

Traduction: Julie Boulé
Source: www.eftuniverse.com